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Quatre jours intenses à la 25e Heure du Livre du Mans. Un petit coucou aux classes de 6e A et C du collège Jean-Cocteau, aux habitants de Coulaines qui sont venus le samedi après-midi, à toutes les classes du vendredi, aux grands auteurs-illustrateurs avec qui j'ai pu passer du temps, Catherine Louis, Pierre Cornuel… et une grosse bise qui pique aux élèves de CM2 de l'école Beauregard de Chateau-du-Loir ainsi qu'à leur enseignante. Ils m'ont déposé des cartes postales illustrées de dessins de Chine, scènes de la vie quotidienne avec, au verso, des mots aussi gentils que touchants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Shanghai promenades inédits

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Le petit musée Soong-Ching-Ling

De l’autre côté de la rue Huaihai, derrière un long mur, se niche la dernière demeure de celle qui fut l’une des figures de l’Histoire révolutionnaire chinoise. Pour la somme modique de 20 yuans, on peut entrer dans le parc et la maison de Soong Ching Ling. Je n’hésite pas, ce genre de lieux est souvent accompagné d’un petit musée aussi tranquille qu’instructif. Soong Ching Ling n’avait pas froid aux yeux ni l’ambition sous son mouchoir. À vingt ans, elle devint la seconde femme et la compagne de route du père de la République Chinoise, le docteur Sun Yat-Sen. Ses deux sœurs étaient de la même trempe puisque Ailing épousa un homme d’affaire qui fut Ministre des Finances et Mayling, excusez du peu, fut la femme de Tchang Kaïchek, un autre grand leader Chinois ! Les cours à ce sujet n’excédant pas 15 minutes dans toute notre scolarité, nous avons une idée assez vague de l’histoire Chinoise de la première moitié du vingtième siècle. Autour du seul visage connu de Mao Zedong, on associe automatiquement les mots «peuple» «populaire» et «communiste». Nous imaginons que tous les combattants et les politiques coiffés d’une casquette étaient issus de la population en révolte. 

Ne nous trompons pas, Ching Ling était fille de banquier chrétien. Elle poursuivit ses études supérieures dans une université américaine. Elle avait une grande connaissance de la culture de son pays, parlait et écrivait l’Anglais couramment. Cette formation internationale explique pourquoi, à la fin de sa vie, après avoir parcouru le Monde et l’URSS en particulier, après avoir créé moult fondations dans son propre pays pour aider femmes et enfants, elle vivait dans un intérieur coquet qui ressemblait à la maison d’une vieille romancière anglaise. 

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